août 2014 archive

Août 20

19 août – Retour au bercail

Et voilà, c’est fini… On fait les valises, on discute un peu avec le personnel de l’hôtel qui a été vraiment adorable, puis on se met en route.

On refait le plein de la Mégane. A noter que le réservoir de la voiture ne se ferme pas à clef. Après quelques instants d’inquiétude, on fini par trouver le retour des voitures de location. Il faut dire que c’est pas très commun de le placer au niveau de la sortie de l’aéroport, juste avant l’autoroute.

Anne termine les cartes postales… Après un petit tour des boutiques, nous filons vers le salon, car grâce à la grève des pilotes de la TAP, nous avons été upgradé (dans la langue de Molière) et voyageons en classe exécutive… Je sens que certains vont prendre de mauvaises habitudes… Luc est ravi : il peut jouer à l’ordinateur. De même pour l’escale à Lisbonne.

Quand on arrive à Paris, on trouve qu’il fait frais…

Août 20

18 août – Eira do Serrado & Curral das Freiras

C’est notre dernière journée à Madère. Déjà.

Nous partons visiter un autre endroit dans les montagnes : Eira do Serrado. C’est une vrai refuge de rapace ! La vue vers la vallée et son village — Curral das Freiras — est vertigineuse. Une fois encore, l’ancienne route est fermée. On peut en voir quelques tronçons depuis ce nid d’aigle, et ils sont régulièrement recouverts d’éboulis. Il y a plein de lézards, toujours aussi curieux : quand Luc leur présente sa main, ils viennent voir ce que c’est, voire essayent de goûter le bout d’un doigt.

Curral das Freias, la bergerie des nonnes

Curral das Freias, la bergerie des nonnes

Nous partons ensuite par le tunnel pour Curral dans la vallée, qui fut le refuge de religieuses pendant que le pirate français Bertrand de Montluc mettait à sac Funchal en 1566. Ici, la spécialité, c’est la châtaigne !

Puis nous partons pour le Pico do Arieiro, par une route tellement récente qu’elle ne figure sur aucune carte ou guide. Nous retrouvons les paysage des hauts plateaux, mais la route reste sur les coteaux, ce qui nous donne de très beaux paysages. On finit par arriver à l’endroit qu’on voyait brûler au début de notre séjour. Cela donne un paysage un peu lunaire. Nous croisons aussi une compagnie … de perdrix, lesquelles n’ont pas l’air très pressées de libérer la route.

Les contreforts des hauts plateaux

Les contreforts des hauts plateaux

La vue depuis le Pico est toujours aussi impressionnante: on est sur le toit du monde… Malheureusement, en redescendant par l’escalier, j’admire la vue et ne regarde pas où je marche… Et une cheville foulée, une ! Heureusement que c’est la fin du séjour.

Vue depuis le Pico do Arieiro

Vue depuis le Pico do Arieiro

Retour à l’hôtel, baignade, et diner sur place car je n’ai pas envie de descendre à Funchal, et d’en remonter avec une cheville douloureuse ! J’en aurais peut-être besoin demain…

Août 20

17 août – Dauphins & baleines

C’est le plus beau jour de ma vie ! Voilà de quoi faire chaud au cœur quand on entend Luc sur le bateau alors que nous sommes entourés de dauphins. On a même pu aller un peu dans l’eau, avec masque + tuba, mais sans lâcher la corde du zodiac, et voir quelques torpilles fuser à côté de nous.

Les dauphins tachetés jouent autour du bateau

Les dauphins tachetés jouent autour du bateau

Super journée !

A notre retour à Funchal, nous passons dans une boutique que Luc avait repérée pour acheter des élastiques pour faire des bracelets. Puis déambulation dans le centre ville, déjeuner d’un steak de thon sur un galet, puis retour à l’hôtel pour une sieste que même Luc apprécie.

Vue vers Funchal

Vue vers Funchal

Soirée passée à Camara de Lobos, petit village tranquille avec son port de pêche.

Soleil couchant derrière la falaise de Câmara de Lobos

Soleil couchant derrière la falaise de Câmara de Lobos

Août 20

16 août – De Porto Moniz à Jardim do Mar

Aujourd’hui, on part se baigner dans les piscines naturelles de l’Orca, à Porto Moniz. Luc s’amuse comme un petit fou dans toutes les piscines. La clientèle est très locale, l’on n’y voit quasiment pas de touristes. L’embonpoint semble être de rigueur. A côté, nos françaises sont maigrichonnes…

Avec le vent et les nuages, on ne les a pas vu venir, mais ils sont bien là les coups de soleil.

On part ensuite visiter la côte ouest. Il fait chaud, très chaud : au soleil, à l’abri du vent, le mercure monte à 38°C….

Le téléphérique d’Achadas da Cruz est impressionnant; on ne peut pas le prendre car il y a trop de vent.

Achadas da Cruz

Achadas da Cruz

Belle vue sur la cote depuis le miradouro de Ponta do Pargo et depuis le phare.

On continue sinueusement par Paul do Mar et d’autres miradouro, et l’on prend un pot à Jardim do Mar avant de se remettre en route pour Funchal.

Août 20

15 août – Relâche à Funchal

Comment dit-on relax en Portugais ? Relâche !

On est tous vraiment fatigué. Il est temps de faire une pause. Nous passons la matinée à l’hôtel, avec baignade dans la piscine pour Luc, spa pour Anne, et juste … repos pour moi. Je peux enfin me poser un peu et lire. 1984 est vraiment un roman fascinant. Mais n’est-ce vraiment qu’un roman ?

L’après-midi, nous allons au jardin botanique. Il parait qu’il est superbe. On ne prend pas le chemin le plus simple, car on va à Monte, dans la banlieue de Funchal. Et c’est là qu’on se rend compte que c’est la fête à Monte. La police bloque les rues et nous conseille de nous garer où l’on peut et continuer à pied. Cela ne nous arrange pas vraiment, et l’on fait contre mauvaise fortune bon cœur, car c’est l’occasion de voir ce que donne une fête populaire. Il y a des barbecues partout, des stands avec des quartiers de bœuf qui pendent, et des mamies toutes mignonnes qui font cuire des brochettes énormes et les dégustent avec les doigts. Concert pop.

Nous n’irons finalement pas au jardin botanique, car il nous aura fallu pas mal de temps pour trouver le téléphérique qui y mènent et il n’y aurait plus beaucoup de temps pour la visite. On se rabat sur le jardin tropical qui n’est pas mal du tout non plus. C’est un peu étrange qu’ils y aient mis des décorations japonaises & chinoises, mais cela ne nous empêche pas d’y passer un bon moment.

Fleurs dans le jardin tropical de Monte

Fleurs dans le jardin tropical de Monte

Que seraient les fleurs sans les papillons ?

Que seraient les fleurs sans les papillons ?

Août 15

14 août – De Sao Vicente à Porto Moniz

Sao Vicente. Joli petit village au débouché d’une vallée sur la mer, ruelle calme et fleuries. On prend un café sur la place de l’église, et Luc un jus de fruit passion & citron vert, qu’il n’aime pas…

Sao Vicente

Sao Vicente

Puis on reprend la route pour aller voir le voile de la mariée — et oui, un de plus. Pas de chance la route côtière, la via antigua, est fermée, mais heureusement pour Anne, un belvédère et son parking de bus ont été prévus… La cascade tient plutôt du pissou, mais il se jette dans la mer depuis une falaise. On comprend mieux pourquoi la via antigua est fermée : elle est régulièrement recouverte d’éboulis. On voit déjà les fameuses cultures en terrasses, ou chaque parcelle cultivable du flan de la montagne a été aménagée, avec des murets de pierres sèches.

Cultures en terrasse

Cultures en terrasse

Nous allons ensuite à Chao da Ribeira, petit village épars au milieu des cultures dans une vallée, où l’on mange dans un bar. Des chaînes pendent du plafond … pour suspendre les brochettes. Les broches sont faites avec des tiges fraîchement coupées de bois de laurier.

Petit passage à Seixal, où les maisons et les vignes s’entremêlent.

Nous montons ensuite à Ribeira da Janela, et faisons un bout de route pour rejoindre le PR15 et marcher un peu dans la Laurasilve, une forêt telle qu’il en existait il y a 10000 ans. Le chemin suit de plus ou moins loin une levada, c’est à dire un canal pour transporter de l’eau d’irrigation.

Le PR15 longe une levada

Le PR15 longe une levada

Nous redescendons ensuite vers Porto Moniz pour aller voir les piscines naturelles. La première, publique, ne donne vraiment pas envie de se baigner. La seconde, privée, est beaucoup plus attirante. Elle est bien alimentée en eau de mer, avec un renouvellement qui à l’air de bien se faire.

Retour ensuite en passant par les hauts plateaux. Il fait frais, le ciel est bleu, on voit au loin les nuages qui passent dans les vallées. Les vaches se baladent en liberté sur la route. Nous sommes obligés de changer nos plans et redescendre vers la côte avec une petite route qui serpentent car une section de la route principale a été fermée, à priori à cause de l’incendie qu’on pouvait apercevoir depuis le Pico do Ariero.

Sur les hauts plateaux

Sur les hauts plateaux

Nous aurons fait un nombre incalculable de tunnels. Les Madériens ont dû avoir des taupes dans leur parenté pour en creuser autant. Cela perturbe d’ailleurs notre GPS.

Août 15

13 août – Pico do Arieiro & Santana

Ce matin, nous démarrons tôt, avec un petit crapahut depuis le Pico do Arieiro avant que les nuages n’envahissent les sommets.

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Déjeuner sur le pouce à Ribeiro Frio, avec son élevage de truite. Je suis un peu inquiet d’être aussi mal garé que tout le monde.

PR11, en longeant un canal d’irrigation, vers Balcoes et une jolie vue sur la vallée. Luc fait des bateaux en feuilles.

Le pinson, une espèce endémique de l'île

Le pinson, une espèce endémique de l’île

Direction Santana et ses maisons traditionnelles au toit de chaume. Très touristique, même si la quantité de touristes est bien moindre qu’en Irlande où c’était vraiment l’usine.

Maison traditionnelle  au toit de chaumes à Santana

Maison traditionnelle au toit de chaumes à Santana

Puis retour vers l’hôtel en prenant la voie rapide. On passe la moitié du temps dans des tunnels. Diner typique de madère dans les jardins de l’hôtel. Pantagruélique ! Patelles à l’ail et au four. Un peu caoutchouteu. Excellente salade de poulpe. Puis perche (surprenant, je pense que c’est plutôt du bar) et thon grillé, avec des petits légumes. Sorbet mousseux à la framboise. Brochette poulet / saucisse / boeuf, avec salade + épis de maïs. Au dessert, glace à la noix de coco sur des tranches d’ananas grillé.

Août 15

12 août – Funchal

Après une nuit un peu courte & un plantureux petit déjeuner, nous partons à pied à la découverte de Funchal, la capitale de Madère. L’hôtel est idéalement situé, à 10 minutes du centre ville en marchant.
Ruelle du centre de FunchalFunchalPromenade ombragée

Réservation pour aller voir — et nager ! — avec des dauphins & baleines en mer dimanche.

Le marché. Plein d’étals, plein de couleurs. Les fruits sont savoureux, et l’on en goûte un grand nombre.

AVIS pour 4 heures. Nous passons par les jardin municipal & le parc sainte Catherine, en suivant l’avenida do Infante. Des fontaines, des fleurs & des arbres exotiques : l’arbre à saucissons, oiseaux du paradisOiseau du paradis

Retour à l’hôtel avec la voiture. Quelques cafards morts dans le parking.

Puis descente en ville pour le dîner, avec au menu, poisson épée à la banane pour moi, poisson épée grillé pour Anne, et brochette de boeuf pour Luc. La salade de fruit est un peu terne après le florilège de saveurs que j’ai eu au marché.

Août 13

Madère

Après quelques péripéties — Air France n’a pas le privilège exclusif des grèves de pilotes, nous partons pour Madère, une île portugaise et région autonome. Le vol sur la TAP se passe bien, avec une escale à Porto, ville qui semble être une ville assez étendue quand elle est vue de nuit depuis l’avion. En tout cas, son aéroport est moderne & très beau. Nous redécollons pour Funchal une heure trente plus tard, toujours avec un A319, et avec le même équipage que pour faire Paris – Porto. Nous arrivons à Funchal sur le coup de 00:30, après un atterrissage un peu sportif à mon goût. Le chauffeur de taxi nous attentait bien, et nous emmène à l’hôtel en nous faisant un brun de causette. Il parait que je ressemble à un portugais 🙂

L’hôtel nous attendait aussi. Enfin presque. Luc n’a pas de lit ! Pas de panique, Joao, qui s’occupe du service de nuit installe le canapé lit. L’équipe de jour lui installera un lit le lendemain.

Il est prés de 2 heures du matin quand nous nous couchons enfin, avec une heure de décalage horaire. Luc est rétamé.

Août 02

Brocard à Chaville !

L’on fait parfois des rencontres surprenantes dans les bois de Chaville…

Il y a trois jours, en allant m’aérer avant de dîner, je passais auprès d’une parcelle fraîchement coupée. Il faisait beau, ciel bleu avec peu voire pas de nuages, le soleil avait déjà disparu derrière la colline ; on entendait quelques pics à l’œuvre. La soirée s’annonçait bien calme. J’allais quitter le chemin d’exploitation qui longe cette parcelle quand mon regard fut attiré par une tache rousse dans les rejets de châtaigniers. Un chevreuil !

Je me suis bien sûr arrêté pour le regarder. Un jogger passe et le dérange; il s’enfuit vers les taillis. Je reste une petit peu plus longtemps, sait-on jamais. Et voilà que, juste derrière deux promeneurs, traversent un brocard, une chevrette et un faon ! Je pense que les promeneurs ne se sont rendu compte de rien…

J’y retourne maintenant tout les soirs, et je viens de réussir à faire une première photo du brocard.

Ce brocard se délecte des jeunes feuilles de châtaigniers dans une parcelle fraîchement coupée.

Ce brocard se délecte des jeunes feuilles de châtaigniers dans une parcelle fraîchement coupée.


Elle est un peu floue; mon D90 commence à dater: les hauts ISO, c’est pas ça. Il fait aussi un potin d’enfer dans le silence de la forêt. A chaque fois le chevreuil entendait quand je déclenchais… Je crois que j’ai une bonne idée pour mon prochain noël 🙂