mars 2010 archive

Mar 28

Le parfum d’Adam

Un autre livre, mais offert à Anne cette fois-ci. C’est un roman d’aventure / thriller, mettant en scène les investigations d’une agence de renseignements privée « Providence » qui tente de déjouer les plans d’une organisation d’écologistes extrémistes qui souhaite protéger la planéte. Ces extrémistes estiment que la surpopulation du tiers monde est un risque majeur pour la planète. Partisans de la décroissance démographique, ils décident de lutter contre cette surpopulation…

Bien sûr, ce n’est qu’une fiction. Ou du moins, on aimerait que cela n’en soit qu’une. Mais, quand dans la postface Jean-Christophe Rufin cite ses sources, on ne peut qu’être stupéfait, voire attéré.

Par exemple : « Une mortalité humaine massive serait une bonne chose. Il est de notre devoir de la provoquer. C’est le devoir de notre espèce, vis-à-vis de notre milieu, d’éliminer 90% de nos effectifs » [William Aiken, Earthbound : Essays in Environmental Ethics, Random House, 1984].

Et Jean-Christophe Rufin de noter : « Pour des lecteurs français, ce type de déclaration ne peut-être que le fait d’extrémistes minoritaires et irresponsables. L’écologie, dans notre pays, emporte la sympathie de nombreuses personnes sincères qui ne partagent en rien de telles idées. Chez nous, l’écologie « courante » prend le visage débonnaire de mouvements politiques ayant pignon sur rue, traversés de querelles bon enfant et préoccupés, lorsqu’ils ont une once de pouvoir, d’améliorer la circulation des vélos ou le recyclage des déchets. Même les actions spectaculaires de Greepeace ou des faucheurs d’OGM sont vues comme des mises en scène inoffensives. Du coup, on en oublie le visage que peut prendre l’écologie dans d’autres pays, aux Etats-Unis ou en Angleterre par exemple. Le terrorisme écologique est pourtant pris très au sérieux par les services de sécurité de ces états. Le FBI a été jusqu’à considérer que l’écoterrorisme constituait la deuxième menace aux Etats-Unis, derrière le fondamentalisme islamique[…] Il reste que l’existence d’une écologie violente est incontestable. Elle s’ancre dans une reflexion théorique largement ignorée en France. »

Bien que ce ne soit qu’un roman, une petite recherche montre qu’il ne laisse pas tout le monde indifférent. La virulence de certaines réactions me surprend même. Un excellent thriller donc, mais aussi un éclairage différent sur l’écologie…

Mar 25

La malediction d’Edgar

C’est un roman en livre de poche de Marc Dugain,  qui m’a été offert par maman pour mon anniversaire.

Il fait revivre, en se basant sur des documents plus ou moins historiques, John Edgar Hoover, qui fut patron du FBI pendant 48 ans ! Il aura vu passer 8 présidents.  Après son passage, un mandat de 10 ans sera créé pour ce poste… On comprend mieux quand on reprend le contexte historique.

En 1908, sous la présidence de  Theodore Roosevelt, le « Bureau Of Investigations » (BOI), est créé  pour faire appliquer la loi entre les états et lutter contre le crime organisé. Hoover en prend la direction en 1924, et le BOI devient le FBI en 1935. C’est aussi à cette période que le FBI prend un visage plus politique : politique internationale avec la chasse aux sorcières communistes, mais aussi politique domestique, avec la constitution de « dossiers » sur des personnes en vue, le tout à des fins électorales… Sans compter les liens avec la mafia.

Tous les personnages historiques (JFK, Martin Luther King, …) sont décrits par leur côté obscur. Je ne sais pas dans quelle mesure ces détails sont exacts, mais si c’est une déformation, elle permet néamoins de voir tout cela à travers le prisme de Hoover, dont le rôle était justement de chercher les défauts…