Category: Vacances

Oct 29

28 octobre – Back to the Bay !

Comme prévu, il pleut ce matin. La vue de la chambre est cependant toujours aussi belle, avec la rivière Merced qui coule au pied de notre bâtiment:

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De toute façon, c’est le moment de repartir vers la baie de San Francisco ! Près de 4 heures de route, avec de la pluie et du brouillard pour sortir de la Sierra Nevada, et nous atteignons sans encombres notre dernière destination: San Jose. Nous nous récompensons avec un « bon » restaurant.

Oct 28

27 octobre – Hetch Hetchy Reservoir

Ce matin, la météo ne s’annonce pas bonne: le ciel est couvert, les averses démarreront dans l’après-midi, puis la pluie s’installera pour quelques jours… On fait un dernier tour dans la vallée du Yosemite pour s’en mettre plein la vue.

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Au détour d’un chemin, nous croisons une harde de biches pas farouches du tout. Elles ont des oreilles impressionnantes qui bougent dans tous les sens comme de véritables radars !dsc_3293-small

Une dernière photo depuis le fond de la vallée avant de prendre la route ver le Hetch Hetchy Reservoir:dsc_3301-small

Hetch Hetchy est la transcription américaine du nom indien désignant cette vallée au nord ouest du parc du Yosemite. Cette vallée était comparable en beauté à celle du Yosemite… . Cependant, le tremblement de terre de 1906, suivi de l’incendie ont montré l’inadéquation du système d’approvisionnement en eau (et en énergie) de San Francisco et des villes avoisinantes. La vallée à donc était réquisitionnée, un barrage construit en 3 ans et demi, et approvisionne aujourd’hui 2.4 millions de personnes en eau potable… La légalité de ce réservoir est toujours débattue aujourd’hui, ainsi que son impact environnemental.

Beaucoup de parcelles de ce côté du parc ont brûlé. La politique de gestion des parcs a changé récemment; auparavant, ils essayaient à tout prix d’empêcher les incendies, ce qui a fini par en créer qu’on ne pouvait plus maîtriser à cause de l’accumulation de combustible. Maintenant, ils laissent faire la nature, voire l’aident dans certains cas quand les conditions sont favorables. La photo ci-dessous montre une telle parcelle où la nature repart, et où les parures automnales de certains arbres apportent des touches éclatantes au paysage.dsc_3306-small

Hélas, la météo était relativement précise: il pleut de plus en plus, et certains sommets commencent à être dans le brouillard, donc nous décidons de rentrer à l’hôtel, et pour nous reposer un peu. En chemin, on tombe sur ce magnifique point de vue de la vallée, avec la rivière Merced qui coule au fond (notre hôtel est un peu plus en aval), et l’on peut apercevoir dans le fond le voile de la mariée.dsc_3316-small

Oct 27

26 octobre – El Capitan

Après une nuit un peu trop courte (nous avions lancé quelques lessives hier soir) mais bien réparatrice, nous nous lançons sur la route du glacier point non, ce n’est pas une buvette ! —-  qui offre un panorama vertigineux sur la vallée du Yosemite. Le point de vue à l’entrée du tunnel nous donne une belle perspective sur la vallée, avec El Capitan à gauche, et le half-dome au fond.

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Dans les parcelles bien exposées, et qui étaient brûlées il y a quelques années, les feuillus ont repris tous leurs droits et nous offrent un concert de couleurs automnales:dsc_3216-small

Nous partons pour une petite ballade, destination le sentinel dome, qui nous offre une superbe vue sur le half-dome lors de notre pique nique — sandwich pain de mie / bleu et cookies.dsc_3226-small

La grande cascade du Yosemite — et sa petite sœur plus bas — de l’autre côté de la vallée sont aussi splendides :dsc_3233-small

Sur la route vers glacier point nous retrouvons les superbes vues sur le parc:dsc_3249-small

Chaque région a son voile de la mariée, et le Yosemite ne déroge pas à la règle. Et on a la chance d’avoir un arc en ciel :dsc_3273-smallLa vallée est maintenant dans l’ombre, donc nous retournons à l’hôtel, en passant faire l’appoint à l’épicerie du village. Ce soir au menu, cuisiné dans notre kitchenette: pâtes + sauce de chili con carne + épinard et pêche au sirop en dessert.

Oct 26

25 octobre – Là haut, dans le nord…

Ce matin, grand ciel bleu sur Beatty, et il fait frais: 14°C. Dernier petit-déjeuner chez Mel’s, puis nous faisons le plein, passons faire des courses pour notre prochaine étape et en avant la musique !

On redescend dans la Vallée de la Mort une dernière fois, notons qu’il fait 28°C au niveau des dunes de Mesquite, puis passons dans la vallée de Panamint et continuons notre route vers Swansea, un village fantôme cité dans les guides: cette fois-ci on ne prend pas de risques ! Et là, on a affaire à un vrai village fantôme: il est tellement fantôme qu’on ne le voit pas ! Il reste bien quelques pierres… et une plaque disant qu’il y a eu pendant quelques années (vers 1875) une exploitation d’argent, mais qui a fermé au bout de quelques années. Cela a l’air d’être assez courant dans la région. Le point positif, c’est qu’on aura vu des traces de lièvre et de souris dans le sable du désert…

Nous poursuivons notre route, après une halte à la Pizza Factory de Lone Pine. Luc et moi prenons des small pizzas … et avons bien du mal à les finir, mais elles ne sont pas mauvaises. Anne se contente d’une mini pizza et d’une salade. La route remonte vers le nord en longeant la Sierra Nevada. Les sommets sont enneigés, ce qui m’inquiète un peu; le col que nous devons emprunter est censé être ouvert… mais sait-on jamais. Faire un détour représente plusieurs centaines de kilomètres: pour le meilleur et pour le pire, tout est king-size ici ! Le paysage change petit à petit, au fur et à mesure que l’on monte. Il commence à y avoir des arbres. Avant de bifurquer vers le col Tioga, il y a des arbres magnifiques, des trembles je pense, avec toutes les nuances du vert au jaune vif.

Nous avons de la chance, le col est ouvert ! On le passe et nous retrouvons ces paysages que l’on aime tant — avec une température de 6°C dans le parc du Yosemite.

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Et nous finissons par arriver à El Portal où il fait 14°C, donc comme au départ ce matin !

Oct 25

24 octobre – Une si charmante habitante…

 

Dernière grande journée dans la Vallée de la Mort. Ce matin … il pleut et le mercure indique 16°C; à Beatty en tout cas. Nous allons quand même à pied chez Mel’s pour notre petit-déjeuner. Nous passons ensuite prendre des sandwichs à la station service à côté du motel, et c’est parti pour Rhyolite, une ville fantôme qui connue son heure de gloire quand le borax de la Vallée était exploité. Elle n’est pas citée dans les guides, et on comprend pourquoi… Il n’y pas grand-chose d’intérêt, à part peut-être son musée d’art moderne…

Nous reprenons la voiture, et alors que je roule à près de 60 mph (100 km/h), un détail sur la route attire mon regard. Demi tour, et l’on revient pour découvrir une charmante habitante de cette contrée accueillante: une tarentule qui tiendrait dans ma main (paume + doigts !) … Malgré son air peu avenant, il parait qu’elle est totalement inoffensive… mais je n’ai pas testé personnellement.dsc_3124-small

Nous atteignons finalement les dunes de Mesquite où nous partons pour une petite ballade dans le désert. On a de la chance, le temps est couvert, mais il fait maintenant 32°C. Cette variété de paysages est fantastique !dsc_3137-small

De retour de notre ballade désertique, nous allons casser la graine sur un site d’exploitation de borax, puis passons par le canyon moutarde, qui tient son nom de la couleur de la roche qui tire sur un jaune franchement … moutarde.dsc_3148-small

Comme le soleil a fini par percer les nuages, nous décidons de retourner à la palette de l’artiste pour la voir briller de milles feux:dsc_3155-small

Et enfin, pour finir le séjour en beauté, nous allons au canyon doré au coucher du soleil.dsc_3174-small

Et pour une fois, lorsque nous sommes de retour à Beatty, le restaurant mexicain est ouvert, donc nous allons nous y régaler: burrito bœuf pour Luc, crevettes à l’ail pour Anne, crevettes à la diable pour moi. Miam !

Oct 24

23 octobre – Pleut-il en enfer ?

Le décalage horaire joue toujours en notre faveur, donc tout le monde est debout à 7h00, même si clairement cela devient de plus en plus difficile. Ce matin, le ciel est couvert, on verra bien comment sera la journée.

Au programme, le bas du canyon Titus, qui n’est accessible qu’en 4×4. On peut néanmoins s’approcher de sa sortie et en visiter une portion en marchant. En nous y rendant, nous croisons un coyote sur le bord de la route, mais l’appareil photos n’est pas à porté de main…

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Après une (longue) ballade dans le canyon — il y a sans doute un nouveau point de vue après chaque tournant et il serait si dommage de le louper, nous nous rendons au cratère Ubehebe, créé par un explosion il y a environ 2000 ans quand l’eau a rencontré le magma.

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Les paysages deviennent désolés — si cela est possible — et noirs de pouzzolane.dsc_3069-small

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Après un repas à l’abri du vent, nous repartons et croisons un …  bipbip (roadrunner en anglais, grand géocoucou de son nom vernaculaire).

Notre nouvelle destination est le canyon mosaïque, sculpté par l’eau.

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La roche, composée d’un agglomérat de petit cailloux multicolores, érodés et polis par les coulées de boue charriant des pierres arrachées aux montagnes donne l’impression de véritables mosaïques et donnent au canyon son nom. dsc_3095-small

Puis nous repartons vers Beatty à la nuit tombée, alors qu’un ciel bas et lourd pèse comme un couvercle sur la Vallée de la Mort… La pluie tombe à certains endroits, mais nous avons la chance de passer à travers les gouttes et de pouvoir crapahuter à l’abri du soleil.dsc_3105-small

Oct 23

22 octobre – Du point de vue de Dante…

Une journée complète dans la Vallée de la Mort nous attend. Petit-déjeuner chez Mel’s, un resto typique de l’ouest, avec ses nappes à carreau. Luc choisit de prendre 3 pancakes… et découvre avec surprise que c’est le format américain !

Puis en route pour la vallée ! Des paysages époustouflants et une bonne chaleur. La vallée passe pour être le point le plus chaud sur terre, avec un record en juillet 1913 à 57°C. Et aussi pour être le point avec l’altitude la moins élevée: -85.5 m.

Le Zabriskie point:

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Le canyon de  l’équipage de 20 mules:dsc_2982-small

Le point de vue de Dante, côté Nevada:dsc_3004-small

Et  côté Vallée de la Mort — on comprend mieux la référence à l’enfer de Dante :

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Et pour finir la journée, la ballade de la palette de l’artiste au coucher du soleil:dsc_3035-small

Oct 22

21 octobre – En route pour la Vallée de la Mort !

Aujourd’hui, commencent notre plus longue journée de route, pour aller de Los Gatos à la Vallée de la Mort, une gentille bagatelle de 8 heures… Heureusement, après une longue nuit réparatrice et grâce au décalage horaire, tout le monde est debout à 6h45 !

Nous traversons des kilomètres et des kilomètres de plantations d’arbres fruitiers. La majeure partie est sans doute des amandiers. Mais il y en a plein d’autres, avec pas mal de petites boutiques vendant les fruits de la ferme: amandes, noix, ananas, avocats, pamplemousses, oranges, fraises, …. Il faudra qu’on s’y arrête un jour pour voir s’ils sont bons.

On prend un déjeuner sur le pousse: hamburger, hamburger et hamburger, et Luc profite de ce que la boisson est à volonté pour … les goûter toutes. Sa préférée: le Sprite. La pire: la Root Bier… Mais c’est bien de découvrir tous ces goûts.

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Puis reprise de la route. Les miles tombent lentement mais sûrement, le paysage devient plus désertique. On franchit quelques chaînes de montagnes et traverse quelques vallées.

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Mais la dernière vallée, celle de la Mort, et plongée dans le noir quand on y arrive. Pourtant, que ses contreforts sont beaux ! On distingue au loin dans la pénombre les dunes de Mesquito.

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Oct 22

20 octobre – Go west, young man !

Ça y est, c’est le grand jour. Les valises sont bouclées, les réveils sonnent à 5h45 et c’est le branle bas de combat. En bon éco-citoyens, nous tentons les transport en commun et tout commence bien: la machine à billet accepte les cartes bleues et le train est à l’heure. Mais à la Défense, l’optimisme en prend un coup. Une défaillance matérielle nous oblige à changer nos plans et nous nous rabattons sur la ligne 1 qui nous achemine cahin-caha vers Châtelet, où le RER B nous emmène vers Roissy CDG sans faillir.

L’automate pour imprimer nos étiquettes bagages tombe en panne. Est-ce encore la main de Luc… Une personne d’Air France vient nous dépatouiller, puis nous partons faire la queue pour déposer les bagages; il n’y a personne aux comptoirs et des valises immobiles sur des tapis roulants… immobiles eux aussi. La queue pour passer la frontière est apocalyptique; il faut dire que c’est le départ en vacances ! Chose rare et imprévue en France apparemment…. Au final, nos 2 heures d’avance n’étaient pas de trop: nous embarquons juste à temps. Sauf que d’autres passagers n’ont pas eu la même chance que nous: il y a eu dernière nous 3 alertes pour bagages abandonnés. On finit pas décoller, avec près d’une heure de retard.

Vol sans encombre, tout se passe sans accroc à SFO. La queue pour l’immigration est toujours aussi longue  — probablement la même taille que celle qu’on a eu en France, sauf qu’ici c’est bien organisé. Il faut un peu discuter chez Hertz, car le prix annoncé ne correspond pas à celui de la réservation… Juste un facteur 5. Un problème d’informatique parait-il…. Ensuite, en route vers Los Gatos. Luc n’en peut plus et dort pendant la route. On arrive au motel, un petit repas, et tout le monde se couche sans demander son reste.

Août 20

19 août – Retour au bercail

Et voilà, c’est fini… On fait les valises, on discute un peu avec le personnel de l’hôtel qui a été vraiment adorable, puis on se met en route.

On refait le plein de la Mégane. A noter que le réservoir de la voiture ne se ferme pas à clef. Après quelques instants d’inquiétude, on fini par trouver le retour des voitures de location. Il faut dire que c’est pas très commun de le placer au niveau de la sortie de l’aéroport, juste avant l’autoroute.

Anne termine les cartes postales… Après un petit tour des boutiques, nous filons vers le salon, car grâce à la grève des pilotes de la TAP, nous avons été upgradé (dans la langue de Molière) et voyageons en classe exécutive… Je sens que certains vont prendre de mauvaises habitudes… Luc est ravi : il peut jouer à l’ordinateur. De même pour l’escale à Lisbonne.

Quand on arrive à Paris, on trouve qu’il fait frais…